Tchad : Projet pour soutenir femmes et jeunes face aux inondations
Tchad : Un projet pour renforcer la résilience des femmes et des jeunes face aux inondations à N’Djamena
La cérémonie de lancement du projet intitulé « Renforcement des moyens de subsistance résilients pour les femmes et les jeunes face aux inondations dans le 9e arrondissement de N’Djamena » a eu lieu le vendredi 5 juin 2026. Cette initiative vise à améliorer les capacités d’adaptation des populations vulnérables face aux inondations récurrentes qui frappent la capitale tchadienne.
Le projet est une composante du Programme intégré de lutte contre les inondations dans la ville de N’Djamena (PILIER), mis en œuvre par le gouvernement tchadien pour apporter une réponse durable à cette crise. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a été chargé de conduire la sous-composante Projet de résilience communautaire (PRECOM). Ce projet soutient les initiatives communautaires qui visent à renforcer les capacités d’adaptation tout en améliorant durablement les moyens de subsistance de la population.
L’ONG ATPAD assure la mise en œuvre de ce microprojet d’une durée de six mois, ciblant particulièrement les quartiers de Kabé et Ngoumna, situés dans le 9e arrondissement de N’Djamena. Cette zone est l’une des plus exposées aux effets des inondations dans la capitale.
Lors de la cérémonie de lancement, Djimtogbai Rohom Appolin, maire de la commune du 9e arrondissement, a souligné l’ampleur des défis auxquels sa circonscription fait face. « Notre arrondissement figure parmi les zones les plus exposées aux effets récurrents des inondations dans la ville de N’Djamena. Au-delà des dégâts matériels, ces catastrophes compromettent durablement les moyens de subsistance des ménages, réduisent les opportunités économiques des jeunes, fragilisent l’autonomisation des femmes et accentuent la vulnérabilité des communautés déjà confrontées à de nombreux défis socio-économiques », a-t-il déclaré.
Selon le maire, l’objectif ne doit plus se limiter à la gestion des urgences, mais à la construction d’une résilience durable au sein des communautés affectées. « Il ne s’agit plus seulement de répondre aux urgences causées par les inondations, mais de créer les conditions permettant aux populations affectées de reconstruire durablement leurs moyens d’existence, de renforcer leur autonomie économique et de mieux faire face aux chocs futurs », a-t-il ajouté.
Le projet, financé à hauteur de 12 millions, ambitionne d’offrir aux bénéficiaires des compétences en agroécologie, de développer des opportunités économiques durables et de renforcer les organisations communautaires. Ces mesures devraient permettre aux populations concernées de mieux résister aux effets des inondations tout en améliorant leurs conditions de vie.
Cette initiative marque un pas important vers la création d’une société plus résiliente face aux catastrophes naturelles, en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les quartiers les plus vulnérables de N’Djamena.