Eloquence au Tchad : Quarts de finale en duel serré !

Concours national d’éloquence au Tchad : duels serrés et leçons de rigueur pour les quarts de finale

Le 12 septembre 2026, l’Association des Leaders pour un Tchad Prospère (AL-TCHAD) a organisé la troisième édition du Concours national d’éloquence, qui s’est tenue à l’ONAMA. Les quarts de finale ont été marqués par des affrontements oratoires d’une intensité remarquable, mettant en lumière le talent des participants tout en soulignant l’importance de la rigueur argumentative.

Lors de cet événement, deux débats étaient au programme. Le premier opposait l’ISCAM (Institut Supérieur de Commerce et d’Administration) à la Chambre de Commerce, abordant le thème « Le silence est parfois le plus grand des mensonges ». En deuxième lieu, l’ENSTP (École Nationale Supérieure des Travaux Publics) affrontait l’ENASTIC (École Nationale d’Administration et de la Science de l’Information) sur la question controversée « L’argent fait-il le bonheur dans le couple ? ». Ces duels ont mis à l’épreuve non seulement l’argumentation des participants, mais aussi leur capacité à convaincre leur auditoire.

À l’issue des débats, le jury a fait état de réflexions pertinentes sur les fondements de l’argumentation. Une primordiale recommandation a été d’importance : la nécessité de définir clairement les mots-clés avant de se lancer dans le débat. Ce point a été particulièrement accentué pour le deuxième thème, où la notion d’« argent » semble souvent associée uniquement au luxe ou aux grandes richesses. Un membre du jury a rappelé l’importance de la précision en ces termes : « Quand on parle d’argent, si je vous dis un franc, c’est de l’argent. Si je vous dis 100 milliards, c’est de l’argent. » Ce type de nuance est essentiel pour enrichir les échanges.

Autre point soulevé par le jury : l’importance de privilégier la persuasion plutôt que l’affrontement. En citant Gandhi, un juré a souligné : « Il vaut mieux convaincre que vaincre, car celui qui est vaincu n’est pas forcément convaincu. » Cette réflexion souligne l’idée que le but de l’éloquence ne doit pas être de gagner à tout prix, mais de partager des idées de manière constructive.

Le jury a également encouragé les candidats à adapter leurs références en fonction de leur auditoire. L’impact d’une citation religieuse ou culturelle peut varier considérablement selon le public visé. Ainsi, le jury a insisté sur le fait que l’éloquence réside autant dans la solidité des arguments que dans leur accessibilité.

Les résultats des quarts de finale révèlent une compétition serrée. Lors du premier duel, la Chambre de Commerce, positionnée sur le « Non », a remporté la victoire avec un score de 15,46/20 contre l’ISCAM, qui a obtenu 13,50/20 pour son argumentation en faveur de l’affirmative. Dans le second duel, l’ENASTIC, défendant le « Non », s’est imposée avec un score de 16,46/20 face à l’ENSTP, laquelle a atteint 15,84/20.

Au-delà des résultats, le jury a loué la maturité des candidats et leur aisance à débattre de problématiques sociétales. Ces quarts de finale, bien plus qu’une simple compétition, ont été une plateforme pour sensibiliser les jeunes à l’importance de l’argumentation rigoureuse et de l’art oratoire dans la société moderne. Alors que la compétition se poursuit, l’ambition des organisateurs est de continuer à cultiver cette rigueur argumentative et à renforcer la maîtrise de la parole parmi les jeunes tchadiens.