Explosion à la poudrière : les victimes appellent à une action immédiate des autorités

Pression croissante pour l’indemnisation des victimes après l’explosion de la poudrière au Tchad

Le collectif des victimes de l’explosion du camp de la poudrière à N’Djamena a de nouveau réclamé des indemnisations, dénonçant l’inertie du dossier près de deux ans après le tragique incident.

Vendredi 24 avril 2026 à N’Djamena, le collectif des victimes de l’explosion de la poudrière a organisé une conférence de presse pour attirer l’attention sur leur situation critique. Le porte-parole, Mahamat Hounene Issaka, a mis en lumière l’absence de compensations pour les victimes affectées par cette tragédie.

Un bilan alarmant

Malgré l’ampleur de cet événement, qui a causé de nombreuses pertes humaines et des dégâts matériels significatifs, les victimes attendent toujours une réparation. Mahamat Hounene Issaka a exprimé son désarroi face à l’absence de mesures concrètes. « Les souffrances endurées par les victimes restent non reconnues, et aucune compensation n’a été allouée, » a-t-il déploré, soulignant les traumatismes psychologiques que subissent encore les survivants.

Promesses non tenues

Le 20 janvier 2026, des directives avaient été émises par les plus hautes autorités pour que le ministère de l’Action sociale lance des mesures d’indemnisation. Pourtant, ces promesses aguichantes ne se sont pas concrétisées sur le terrain. Le collectif condamne un manque de progrès tangible, alimentant ainsi frustration et sentiment d’abandon parmi les victimes.

Pratiques opaques critiquées

En outre, le collectif pointe du doigt une gestion jugée opaque des fonds publics. Selon eux, les ressources du fonds de solidarité auraient dû bénéficier directement aux victimes de l’explosion. « Nous dénonçons toute manipulation des ressources qui n’est pas en faveur des victimes, » a martelé Mahamat Hounene Issaka.

Patience à bout

Malgré cette inertie, les victimes se sont efforcées de rester patientes, respectueuses des institutions. Toutefois, elles avertissent que cette attente ne peut perdurer. Elles réclament l’application immédiate des instructions présidentielles et un calendrier transparent pour le processus d’indemnisation. Le collectif appelle également à établir un dialogue direct avec les représentants des victimes.

Vers un avenir incertain

Tout en affirmant leur attachement à la paix et au dialogue républicain, les membres du collectif restent déterminés à prendre des mesures légales si leurs demandes demeurent ignorées. Dans ce contexte tendu, la réponse gouvernementale est attendue avec anxiété par les victimes et leurs familles, espérant que justice leur soit enfin rendue.