Le Ghana stoppe le financement des achats d’or par sa banque centrale

Le Ghana met fin au financement des achats d’or par sa banque centrale

Le Ghana a récemment décidé de mettre un terme au financement direct des achats d’or par sa banque centrale, une décision qui marque un tournant significatif dans la gestion des réserves de change du pays. Cette évolution a été entérinée par la Ghana Gold Board (GoldBod), l’organisme responsable de la collecte et de la gestion de l’or national.

Depuis mars dernier, la Ghana Gold Board ne reçoit plus de fonds de la Banque du Ghana. Désormais, l’institution se tourne vers des solutions de financement alternatives, en s’appuyant sur des prêts issus de banques commerciales ainsi que sur la collaboration avec des preneurs d’or pour s’autofinancer. Selon Sammy Gyamfi, directeur général de GoldBod, cette transition a pour objectif d’assurer une plus grande indépendance financière et opérationnelle pour l’agence chargée des achats d’or.

La Ghana Gold Board a été créée en avril 2025 pour reprendre le rôle d’agrégation de l’or, qui était initialement confié à la Precious Minerals Marketing Company. Ce transfert de functions souligne l’évolution des structures de gestion de l’or et le besoin de répondre aux défis économiques actuels tout en préservant la stratégie d’achat sur le marché intérieur.

Il est important de noter que cette décision ne signifie pas un abandon des initiatives d’achat d’or au niveau national. Au contraire, le Ghana, premier producteur d’or sur le continent africain, souhaite continuer à soutenir le développement du secteur minier local. La nouvelle approche permet également de dissocier les opérations commerciales de la gestion des réserves monétaires du pays. En limitant l’exposition financière de la banque centrale aux fluctuations du marché de l’or, le Ghana renforce sa stabilité économique.

Cette initiative peut être vue comme une étape vers une meilleure gestion des ressources naturelles du pays, tout en favorisant une plus grande autonomie des institutions. En se tournant vers le secteur bancaire, le Ghana espère créer un écosystème plus équilibré où le financement des achats d’or est moins dépendant des ressources de l’État.

À travers cette réforme, le Ghana aspire à maintenir sa position de leader dans l’industrie aurifère en Afrique tout en adaptant sa stratégie économique aux nouvelles réalités du marché. Dans un contexte économique mondial incertain, ces mesures pourraient permettre au pays de mieux gérer ses actifs et de se préparer à d’éventuels chocs externes.

Ainsi, le Ghana établit un cadre qui, espérons-le, favorisera la stabilité économique tout en soutenant son secteur minier vital.