Kélo : les infrastructures publiques en grande difficulté

Tchad : à Kélo, des infrastructures publiques confrontées à d’importantes difficultés

À Kélo, dans la région de la Tandjilé-Ouest, une récente visite des autorités locales, incluant le sénateur et le préfet, a révélé d’importantes lacunes dans plusieurs secteurs, notamment ceux de la santé, de l’administration et de la sécurité. Ces constats soulèvent des préoccupations quant au bien-être des habitants et à l’efficacité des services publics.

Les infrastructures de santé de Kélo font face à des défis considérables. Lors de la visite à l’hôpital du district sanitaire, les responsables ont exprimé un besoin urgent d’amélioration. La capacité d’accueil de l’établissement est jugée insuffisante, avec une absence marquée de chirurgiens et une pénurie d’équipements médicaux nécessaires au bon fonctionnement des services. Les urgences, la pharmacie, la maternité, le bloc opératoire, l’imagerie, le laboratoire, la médecine et la pédiatrie sont autant de secteurs qui nécessitent une attention immédiate. L’effort de fournir des soins adéquats se heurte donc à un manque de ressources et d’infrastructures.

D’autre part, les infrastructures administratives ne sont pas en reste. Le chantier du préfectorat, par exemple, est à l’arrêt depuis près d’une décennie et reste inachevé, malgré le fait que le contrat ait été réglé intégralement par l’État. Ce blocage soulève des interrogations sur la gestion des projets publics et leur suivi. En outre, l’ancienne résidence du préfet montre des signes avancés de dégradation, certaines parties étant effondrées. Un projet de construction d’un nouveau bâtiment à cet emplacement est également à l’arrêt, laissant les services administratifs dans une situation précaire.

La situation des forces de sécurité n’est pas meilleure. La gendarmerie, ainsi que le camp de la Garde nationale nomade du Tchad (GNNT), rencontrent des difficultés similaires. Les responsables ont mentionné un manque de véhicules adaptés, un effectif insuffisant et des bâtiments en mauvais état. Certaines toitures, endommagées, sont temporairement protégées avec des pierres et des bâches, une solution de fortune pour limiter les infiltrations d’eau et préserver les installations.

Ces divers éléments mettent en lumière les besoins criants de la ville de Kélo en matière de santé, d’infrastructures administratives et de moyens destinés à assurer la sécurité. Le constat de projets publics inachevés et l’insuffisance des ressources disponibles soulèvent des questions critiques sur la capacité des autorités à répondre aux besoins essentiels de la population de la Tandjilé-Ouest.

En somme, l’apport de solutions durables et efficaces est crucial pour améliorer la qualité de vie à Kélo. Le chemin vers la satisfaction de ces besoins fondamentaux reste semé d’embûches, mais il est impératif que des actions concrètes soient entreprises pour soutenir ce secteur vital de la société. Les défis sont clairs et nécessitent une attention instantanée, tant des autorités que des partenaires au développement, pour permettre à Kélo de se relever et d’assurer un avenir plus prometteur à ses habitants.