Le GCAP dévoile ses plans stratégiques pour la Marche du 2 mai : enjeux cruciaux en vue

Le GCAP annonce une marche nationale de protestation le 2 mai 2026 à N’Djamena

Jeudi 16 avril, le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a convoqué la presse à N’Djamena pour dévoiler ses plans pour une mobilisation nationale. L’organisation s’apprête à initier la prochaine phase de son action par la présentation de deux documents clés : une fiche explicative pour la marche prévue le 2 mai 2026 et un agenda programmatique détaillant ses activités de sensibilisation.

Après avoir annoncé le 8 avril son intention d’organiser une « Marche d’indignation et de protestation », le GCAP s’engage désormais dans un processus tactique et opérationnel. Selon Pr Avocksouma Djona, membre influent du GCAP, la prise de pouvoir devrait servir les citoyens, et non être source de violence et d’injustice. Il souligne que le mandat des dirigeants est de garantir la sécurité des citoyens, pas de les spolier ou de les réprimer.

Djona a dressé un constat alarmant de la situation au Tchad ces dernières années, caractérisées par des violences et des intimidations dirigées contre des figures politiques, des activistes, des journalistes, ainsi que des membres de la société civile comme les enseignants et les médecins. Le tableau sombre qu’il esquisse inclut également des affrontements sanglants dans les zones rurales et la répression des mouvements sociaux.

Pointant du doigt la précarité grandissante des enseignants et le calvaire des médecins empêchés de manifester, Djona a dénoncé l’existence de prisons secrètes gérées par l’Agence Nationale de la Sécurité de l’Etat (ANSE), où des détentions arbitraires et des tortures sont pratiquées sans recours judiciaire.

L’appel lancé par le GCAP vise à rallier les Tchadiens, qu’ils soient jeunes, femmes, fonctionnaires, commerçants ou chômeurs, à refuser l’injustice et l’esclavage modernes. La marche du 2 mai est envisagée comme une manifestation nationale et internationale de protestation contre l’injustice et pour la restauration des droits, des libertés et de la justice.

Pour accompagner cette mobilisation, le GCAP a également détaillé son agenda jusqu’au début mai, comprenant la diffusion de messages aux institutions internationales, l’organisation de comités opérationnels, et la rédaction de lettres d’appel à la diaspora.

Alors que le Tchad se prépare pour une mobilisation potentiellement impactante, la scène politique pourrait connaître des développements significatifs. L’évolution de cette situation pourrait redéfinir les dynamiques de pouvoir dans le pays.