Les magistrats tchadiens dénoncent la crise de moyens et pressent le président d’honorer ses promesses.

Le Syndicat des magistrats du Tchad déplore l’inaction face à ses revendications

Le Syndicat des magistrats du Tchad s’est réuni en assemblée générale, ce vendredi, pour discuter des préoccupations longtemps ignorées par les autorités.

Lors de cette rencontre, qui s’est tenue le 17 avril, l’objectif principal était de permettre à la nouvelle direction, élue en décembre, de reprendre contact avec la base syndicale et de revoir les revendications toujours en suspens. Zadadine Adoum, secrétaire général du syndicat, a souligné les promesses non tenues malgré les engagements passés de la haute hiérarchie, notamment du Maréchal-président du Tchad. « La plupart de nos revendications n’ont toujours pas reçu de réponse », a-t-il indiqué, exprimant la frustration collective des magistrats.

Selon Adoum, bien que des directives aient été émises par le chef de l’État, le gouvernement n’a pas encore mis en œuvre les mesures attendues pour répondre aux préoccupations soulevées. En conséquence, l’assemblée a réaffirmé son soutien au bureau exécutif pour poursuivre ses efforts dans cette lutte.

« Nous privilégions le dialogue et la négociation, mais jusqu’à présent, aucun progrès concret n’a été réalisé », a-t-il déploré. Cela n’a pas découragé le syndicat, qui compte renforcer sa collaboration avec ses partenaires pour garantir l’application des promesses présidentielles.

Au cours de la réunion, le secrétaire général a remercié les magistrats pour leur mobilisation et a réaffirmé l’engagement du syndicat à améliorer leurs conditions de travail. Les magistrats, confrontés à un manque de moyens criant, dénoncent une quasi-absence de matériel et un déficit budgétaire chronique. « Depuis trois ou quatre ans, aucune allocation budgétaire n’a été accordée pour le fonctionnement des juridictions », a-t-il souligné, appelant à une transformation véritable et durable.

Face à ce constat, le syndicat s’engage à poursuivre son combat pour de meilleures conditions de travail, en espérant que la situation évolue favorablement grâce à une coopération renforcée avec les autorités concernées.