Le ministre interdit l’intervention des forces de sécurité

Le ministre de la Sécurité publique ordonne aux Forces de sécurité intérieure de ne pas intervenir dans les conflits communautaires

Le général Ali Ahmat Aghabache, ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, a émis une directive claire et ferme ce 1er septembre. Dans une circulaire adressée à l’ensemble des Forces de sécurité intérieure (FSI), il a ordonné que celles-ci s’abstiennent absolument de toute ingérence dans les conflits communautaires, avertissant que le non-respect de cette directive entraînera des « graves sanctions ».

Cette prise de position intervient dans un contexte tendu marqué par une récente recrudescence de conflits intercommunautaires, certains ayant même dégénéré en affrontements violents avec des pertes humaines considérables. Face à cette situation préoccupante, le ministre a ressenti la nécessité de rappeler les prérogatives et les obligations des FSI. En interdisant leur implication directe dans ces conflits, le général Aghabache vise à éviter que les forces de l’ordre ne soient perçues comme prenant parti, ce qui pourrait exacerber les tensions existantes.

La note ministérielle, au ton particulièrement ferme, a été adressée à tous les niveaux hiérarchiques des FSI : officiers généraux, officiers supérieurs et subalternes, sous-officiers, gardiens de la paix, et soldats. Le ministre a souligné que la responsabilité des forces de l’ordre est de maintenir la paix et l’ordre public, tout en respectant scrupuleusement la neutralité et l’impartialité.

L’intention sous-jacente à cette interdiction est de prévenir toute escalade de la violence liée à des allégeances supposées ou avérées des forces de sécurité envers l’une ou l’autre des parties en conflit. En effet, dans certains cas rapportés par des témoins et des organisations de la société civile, la présence des forces de l’ordre sur les lieux de conflit aurait pu être interprétée comme un soutien implicite à l’un des camps, ce qui pourrait potentiellement engendrer une perte de confiance envers ces institutions.

En parallèle, le ministère de la Sécurité publique réfléchit à des moyens de renforcer le dialogue et la médiation entre les communautés, avec l’objectif de prévenir la résurgence de telles violences. Le gouvernement envisage d’accroître le soutien aux structures locales de règlement des conflits, en leur fournissant les ressources et la formation nécessaires pour mener à bien ces missions de médiation.

Si cette directive représente une mesure forte et immédiate, elle doit s’accompagner d’un plan d’action à plus long terme pour s’attaquer aux causes profondes de ces tensions intercommunautaires souvent liées à l’accès aux ressources, aux terres, et à des tensions politiques ou ethniques latentes. Les organisations internationales et régionales pourraient jouer un rôle de soutien précieux dans cet effort, apportant expertise et assistance technique.

En conclusion, la circulaire du général Aghabache marque une étape importante dans la gestion des conflits internes par les autorités. Elle rappelle le rôle essentiel des forces de sécurité : protéger tous les citoyens sans distinction, et soutenir la cohésion sociale dans un cadre républicain et apaisé. Les observateurs resteront attentifs aux évolutions futures et à l’impact de ces nouvelles directives sur la stabilité nationale.