Présentatrice TV en Égypte condamnée à mort pour trafic de drogue

Égypte : une présentatrice TV condamnée à mort pour trafic de drogue

La justice égyptienne a prononcé la peine de mort par pendaison à l’encontre de Sarah Khalifa, une présentatrice de télévision et productrice bien connue, ainsi que onze autres individus. Ce verdict a été annoncé par des médias locaux qui rapportent que le tribunal pénal du Caire a jugé les accusés coupables d’avoir constitué une « organisation criminelle » dédiée à l’importation de substances destinées à la fabrication de drogues dans le but de les vendre.

Les enquêteurs ont saisi plus de 750 kilos de stupéfiants et de matières premières, ainsi que divers équipements pouvant indiquer la présence d’un laboratoire clandestin installé dans deux appartements. En plus du trafic de drogue, les prévenus ont également été reconnus coupables de possession illégale d’armes à feu et de munitions.

Agée de 39 ans, Sarah Khalifa est célèbre pour son émission « Mission difficile » diffusée sur la chaîne privée al-Mehwar, consacrée aux questions criminelles. En parallèle de sa carrière télévisuelle, elle est également une cheffe d’entreprise active sur les réseaux sociaux. Toutefois, sa situation légale est complexe. Elle fait l’objet de poursuites judiciaires depuis 2025, adultes à une affaire impliquant 27 autres personnes, dont son frère. Khalifa avait précédemment écopé d’une peine de cinq ans de prison pour des faits liés à la séquestration et à l’agression d’un jeune homme.

L’Egypte, comme de nombreux pays, applique la peine de mort pour plusieurs infractions graves, y compris le trafic de stupéfiants, le meurtre avec préméditation, le terrorisme, et certains viols. Cette décision de justice s’inscrit dans un contexte où, selon l’ONG Commission égyptienne pour les droits et libertés, 541 personnes avaient été condamnées à mort dans le pays l’année dernière. Les condamnés ont la possibilité de faire appel de cette décision, mais les cas similaires élevés à leurs conséquences soulèvent des inquiétudes quant aux droits humains et à l’équité des procédures judiciaires dans le pays.

Cette affaire attire l’attention sur un sujet délicat en Égypte, où la lutte contre le trafic de drogue est une priorité gouvernementale, mais où les méthodes utilisées et les conséquences légales suscitent un débat intense sur la justice et les droits des prévenus.