Scandale des terrains à N’Djaména : le dossier en suspens

Trafic de terrains domaniaux à N’Djaména : le dossier renvoyé en délibéré

Par Ahmad Youssouf Ali

Le tribunal de grande instance de N’Djaména a examiné ce lundi 7 septembre 2026 une affaire qui soulève des interrogations sur la gestion des terrains domaniaux au Tchad. Un homme, actuellement en détention à la maison d’arrêt de Klessoum, est poursuivi pour escroquerie après avoir vendu une parcelle de terrain appartenant à l’État.

Selon les éléments de l’affaire, la victime a témoigné qu’elle avait été dupée par le prévenu, un homme d’un certain âge, qui lui a cédé un terrain faisant partie des réserves domaniales de l’État. Croyant avoir acquis un bien en toute légalité, le plaignant a découvert, par la suite, que la parcelle en question était effectivement une réserve publique. Face à cette situation, il a indiqué que le prévenu a tenté de lui proposer deux autres terrains, également sans droit de propriété.

Lors de l’audience, le procureur a interrogé le prévenu sur les motifs qui l’ont poussé à vendre ce terrain. Ce dernier a admis avoir eu connaissance de la nature réservée de ce domaine, mais a tenté de justifier son acte en affirmant que la victime insistait pour acquérir la parcelle.

À l’issue des débats, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire en délibéré, laissant le soin au président de la cour de rendre sa décision lors de la prochaine session. Ce cas met en lumière les enjeux liés à la vente des terrains domaniaux et questionne la nécessité d’une réglementation plus stricte pour protéger l’intégrité des réserves de l’État.

Les préoccupations concernant l’escroquerie dans la vente de terrains publics ne sont pas nouvelles au Tchad. Ce phénomène soulève des inquiétudes quant à la protection des biens de l’État et l’impact que de telles pratiques peuvent avoir sur le développement urbain de N’Djaména. Des appels en faveur d’une vigilance accrue et d’une meilleure gestion des terrains domaniaux se font entendre, alors que les autorités sont interpellées sur la nécessité de renforcer les dispositifs de contrôle.

Les prochaines audiences devraient éclaircir davantage ce dossier, qui continue d’attirer l’attention des médias et du public, soucieux de voir la justice rendue dans cette affaire de trafic immobilier.