Soutien urgent aux victimes des incendies de palmeraies au Borkou
FAPPE Women Action appelle à l’aide après les incendies dévastateurs dans le Borkou
Khadidja Bretil Hassaballah, présidente de l’organisation FAPPE Women Action, a sonné l’alarme ce samedi 12 septembre face à la situation chaotique qui frappe la région du Borkou, située dans le Grand BET. Lors d’un point de presse, elle a décrit l’impact dévastateur des incendies qui ont récemment ravagé de vastes superficies de palmeraies, menaçant ainsi la stabilité économique, environnementale et sociale de cette région aride.
Rien qu’en l’espace de deux mois, deux gigantesques incendies ont gravement touché deux localités : Kirdi et Faya-centre. À Faya-centre, pas moins de 77 jardins de palmiers dattiers, représentant plus de 50 000 pieds, ont été réduits en cendres. À Kirdi, ce sont 46 jardins, soit 10 600 pieds, qui ont été affectés. Ces pertes colossales, réparties sur 123 jardins et totalisant plus de 60 600 pieds de palmiers, témoignent de l’ampleur des dégâts subis par l’économie locale.
Pour Khadidja Bretil Hassaballah, les chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire. Derrière chaque palmier détruit, ce sont des familles entières qui voient disparaître leur principale source de revenus. Des femmes, des hommes et des enfants se retrouvent aujourd’hui dépourvus, confrontés à une éventuelle spirale de pauvreté.
Frontalière du désert, la région du Grand BET souffre déjà de graves défis environnementaux, dont la désertification et un déficit pluviométrique constant. L’incendie des palmeraies aggrave davantage ces problèmes structurels. Chaque palmier dattier est en effet bien plus qu’un arbre : il constitue une ressource vitale, un héritage culturel transmis de génération en génération.
Face à cette urgence, FAPPE Women Action appelle non seulement le gouvernement, mais également ses partenaires humanitaires et de développement à intervenir rapidement. Il s’agit d’évaluer précisément les pertes, d’apporter une assistance immédiate aux sinistrés et de mettre en place des stratégies durables pour restaurer les moyens de subsistance des populations affectées. La présidente a fermement déclaré que « c’est maintenant qu’il faut agir, avant qu’une catastrophe économique et sociale ne s’ensuive. »
Parmi les recommandations émises, l’utilisation d’équipements adaptés pour lutter contre les incendies, la mise en place d’un système d’alerte et d’intervention rapide, ainsi que la multiplication des variétés locales de palmiers dattiers, émergent comme priorités. Khadidja Bretil Hassaballah souligne également l’importance de consacrer une part significative des fonds dédiés à la lutte contre la désertification aux zones du Grand BET, afin d’y atténuer les effets du réchauffement climatique et d’y promouvoir l’adaptation climatique.
Enfin, soucieuse de privilégier un dialogue constructif, la présidente de FAPPE Women Action a précisé que sa démarche n’avait rien de conflictuel. Elle représente, selon ses mots, un acte de responsabilité et de solidarité nationale, nécessaire pour faire face ensemble aux épreuves qui menacent aujourd’hui le Borkou et ses habitants.