Tchad : enseignants du SET/Salamat en attente de réponses avant

Tchad : Les enseignants du SET/Salamat en quête de solutions avant la rentrée

Le 12 septembre 2026, une assemblée générale extraordinaire s’est tenue à l’école régionale d’Am-Timan, rassemblant les enseignantes et enseignants de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET/Salamat). Au cours de cette rencontre, les syndicalistes ont réalisé une analyse approfondie de leurs conditions de travail, dont ils dénoncent la détérioration continue.

À l’issue de leur assemblée, un communiqué a été publié, mettant en lumière le mécontentement croissant parmi le personnel éducatif face à des problématiques récurrentes. Ces difficultés seraient en train de paralyser les initiatives de réforme du système éducatif, initiatives jugées essentielles par les autorités du pays. Les enseignants ont fait part de leur « plus grande amertume » face à cette situation qui s’éternise.

Le SET/Salamat a formulé sept revendications que les enseignants considèrent comme prioritaires. Parmi ces exigences, le syndicat insiste sur la nécessité de modifier le point d’indice du corps enseignant, un élément clé pour améliorer les conditions salariales. Les membres du syndicat demandent également l’application effective du Décret 2850, ainsi que le règlement du demi-salaire de février 2026, qui reste dû aux enseignants de la commune de N’Djaména.

D’autres demandes incluent le paiement des arriérés de salaire des mois d’avril, mai et juin, qui concernent spécifiquement les responsables syndicaux de la province. Les enseignants réclament également des solutions concernant les actes de carrière, tels que la titularisation, l’avancement et le reclassement. Enfin, le syndicat insiste sur l’importance du versement des subsides destinés aux maîtres communautaires, tout en plaidant pour leur intégration dans le cadre régulier de la fonction publique.

Alors que la rentrée scolaire 2026-2027 approche, le bureau provincial du SET/Salamat appelle les autorités gouvernementales et tous les acteurs sociaux à se pencher de manière « objective » sur ces revendications. Le communiqué, signé par le Secrétaire provincial Djamal Mahamat Ali, encourage les enseignants à maintenir leur unité et leur vigilance, tout en se mobilisant pour défendre leurs droits par les voies syndicales légales.

Cette situation souligne la nécessité d’un dialogue constructif entre le gouvernement et les enseignants, surtout dans un contexte où l’éducation est souvent considérée comme un pilier fondamental du développement d’un pays. Les enseignants, en tant que principaux acteurs du système éducatif, jouent un rôle crucial dans la formation de la jeunesse et de l’avenir du Tchad. Leurs revendications, si elles restent sans réponse, pourraient avoir des répercussions importantes sur la qualité de l’éducation et sur les élèves eux-mêmes.

Les prochains jours seront déterminants pour le secteur éducatif tchadien, surtout avec l’échéance de la rentrée scolaire qui se profile. Le gouvernement sera-t-il en mesure de répondre aux attentes des enseignants afin d’assurer des conditions d’enseignement et d’apprentissage favorables ? Seule l’évolution des négociations entre les différentes parties nous le dira.