SYNAPGREF : service minimum du 21 au 23 septembre

Le Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) a annoncé, par voie de communiqué, la mise en place d’un service minimum du 21 au 23 septembre 2026. Cette décision fait suite à une réunion avec la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargée des Droits Humains, après le lancement d’une grève sèche par le syndicat, débutée le 17 septembre.

Le service minimum, tel que défini par le bureau exécutif national du SYNAPGREF, se limitera à la réception des voies de recours et à la tenue des audiences des référés. Cette mesure vise à minimiser les répercussions sur le fonctionnement de la justice tout en continuant de faire pression pour que les revendications syndicales soient entendues.

Le président du SYNAPGREF, Maître Ngartebaye Enoch, a précisé que cette action de grève est motivée par l’absence de réponse aux demandes formulées depuis plusieurs mois par le syndicat. Les revendications portent principalement sur la revalorisation des indemnités ainsi que sur l’octroi d’une prime annuelle de rendement, des mesures pourtant prévues par un statut révisé en 2022 mais dont l’application n’a toujours pas été concrétisée par des décrets exécutifs.

La grève initialement prévue du 17 au 23 septembre est une réaction à l’impasse des négociations entre le syndicat et les autorités. Les membres du SYNAPGREF avaient espéré que les préavis déposés allaient susciter une réponse rapide. Toutefois, face à l’inaction, ils ont choisi d’amplifier leur mouvement par une cessation totale d’activités, tout en prévoyant des ajustements selon l’évolution des discussions.

Une assemblée générale extraordinaire est programmée pour évaluer la situation le 24 septembre 2026. Cette réunion permettra de décider des suites du mouvement en fonction des retombées des échanges actuellement en cours avec le ministère de la Justice. Il est envisageable que cette rencontre soit déterminante quant à la poursuite ou non de la grève.

Le SYNAPGREF souligne l’urgence de solutionner cette crise pour éviter que le blocage actuel ne s’étende davantage, perturbant ainsi le bon déroulement des affaires judiciaires. En effet, le bon fonctionnement des greffes est une composante essentielle de l’administration judiciaire, influençant directement la gestion des dossiers et l’accès aux droits pour les justiciables.

Les enjeux liés à cette grève sont significatifs non seulement pour le personnel des greffes mais également pour l’ensemble du système judiciaire. Les réponses qui seront apportées dans les jours à venir par les autorités judiciaires seront cruciales pour débloquer la situation.

La ministre de la Justice, dont la réaction est très attendue, devra composer avec les contraintes budgétaires actuelles tout en cherchant à établir un dialogue constructif avec le SYNAPGREF afin de trouver un terrain d’entente. Les prochaines semaines seront déterminantes quant à l’évolution de cette situation qui, au-delà des revendications salariales, pose la question de la reconnaissance et de la valorisation des métiers du secteur judiciaire.

Le suivi attentif de cette affaire par les autorités et les partenaires sociaux est indispensable pour envisager une sortie de crise permettant une reprise sereine des activités dans les greffes du pays.