Tchad : la CDF demande des réponses sur la tragédie du Mayo-Kebbi Est
Tchad : La CDF demande des explications sur les événements tragiques dans le Mayo-Kebbi Est
La Convention pour la Démocratie et le Fédéralisme (CDF) s’est exprimée ce lundi suite aux événements tragiques survenus dans les sous-préfectures de Koyom et Kim, situées dans le département du Mayo-Boneye, province du Mayo-Kebbi Est au Tchad. Le parti politique a exprimé sa « profonde tristesse et vive indignation » face aux « exactions barbares » commises contre les populations locales.
Un climat de violence inquiétant
Les incidents ont coïncidé avec la promotion de nouveaux généraux au sein de l’armée tchadienne, ce qui, selon la CDF, souligne l’inefficacité des méthodes de gestion des conflits actuelles. Le parti dénonce une « inflation galopante des distinctions militaires » qui semble prendre le pas sur une réelle stratégie de sécurité nationale.
La CDF affirme que, portés par le climat d’impunité actuel, les criminels ont franchi un seuil encore jamais atteint dans la violence. Les atrocités filmées et diffusées à visage découvert sur les réseaux sociaux témoignent, selon eux, d’un mode opératoire « explicitement djihadiste ».
Les limitations des politiques sécuritaires
Ces violences mettent en lumière, selon la CDF, les limites de la politique sécuritaire en place. Le parti appelle à une révision complète des approches actuelles et à l’adoption de méthodes plus efficaces de gestion des conflits.
La CDF insiste sur le fait que la résolution pacifique des conflits devrait être confiée avant tout aux structures de médiation coutumière, aux acteurs religieux et à la société civile. L’État tchadien est appelé à ne pas se défausser de ses responsabilités et à garantir l’ordre en exerçant légitimement la violence, si nécessaire, pour préserver la paix et la sécurité.
Exigences de la CDF
Face à ces événements tragiques, la CDF exige que le gouvernement fasse « toute la lumière » sur ce qui s’est passé et prenne des mesures immédiates pour rétablir l’ordre et la sécurité dans la région. Le parti insiste sur le besoin d’équité dans l’application de la justice pour restaurer l’autorité de l’État sans complaisance envers les fauteurs de troubles.
La situation dans le Mayo-Kebbi Est est un rappel brutal des défis sécuritaires auxquels le Tchad est confronté. La CDF appelle à une gestion plus transparente et concertée des conflits afin de renforcer l’État de droit et la cohésion sociale.
La pression pour une réponse gouvernementale
En réponse à ces événements, le gouvernement est sous pression pour agir rapidement et efficacement. La restauration de la sécurité en Mayo-Kebbi Est est jugée cruciale pour la protection des citoyens et le maintien de la paix dans la région.
Sans actions concrètes, les tensions pourraient s’aggraver, mettant en péril la stabilité non seulement de la province mais également de l’ensemble du pays. La réponse du gouvernement sera donc essentielle pour apaiser les craintes et assurer un retour rapide à la paix dans la région affectée.