Tchad : Neutralité réaffirmée face à la crise soudanaise à Genève
À Genève, lors de la 63ème session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, la Mission permanente du Tchad a pris une position claire concernant la crise en cours au Soudan. Par le biais d’un communiqué publié le 8 septembre, le Tchad a mis en lumière les défis humanitaires résultant du conflit, tout en maintenant une posture de neutralité.
Au cœur des débats, le Tchad a participé activement au dialogue interactif autour du rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan. La délégation tchadienne a exprimé une « vive préoccupation » face à la persistance de la violence, soulignant particulièrement les déplacements massifs de populations qui en résultent et les difficultés croissantes rencontrées pour acheminer une aide humanitaire indispensable.
En réaffirmant sa neutralité, le Tchad a insisté sur son engagement en faveur du respect de la souveraineté soudanaise, de l’intégrité de son territoire et de l’indépendance de ses institutions. Le pays s’est également indigné contre toutes les violences infligées aux civils et a demandé une plus grande implication de la communauté internationale. Pour N’Djaména, il est crucial de mettre un terme aux hostilités, de protéger les populations civiles et d’assurer un accès sans entrave à l’aide humanitaire. En outre, il prône la recherche d’une solution politique qui soit à la fois durable et inclusive.
En marge de la session, l’ambassadeur Ahmad Makaïla, qui représente le Tchad en Suisse, a rencontré le président actuel du Conseil, l’ambassadeur Sidharto Reza d’Indonésie. Cette rencontre souligne l’importance des discussions bilatérales dans la gestion de crises multilatérales.
La session du Conseil, qui s’étend du 7 septembre au 9 octobre 2026, prévoit l’examen de plus de 80 rapports portant sur la situation des droits humains dans 40 pays. Cet événement reflète la complexité des enjeux mondiaux en matière de droits de l’Homme et l’importance de l’engagement des États membres comme le Tchad dans le dialogue international.
Alors que la tension persiste à la frontière avec le Soudan, le Tchad semble déterminé à jouer un rôle de stabilisateur régional tout en respectant le principe de non-ingérence. Son appel à la communauté internationale pour une action concertée et humanitaire met en exergue la nécessité d’une réponse commune face aux crises humanitaires qui se multiplient.