Tchad-Niger : l’entourage des responsables tchadiens dément
Tchad-Niger : L’entourage de responsables tchadiens conteste les accusations du capitaine Roger Gabriel
Les accusations du capitaine Roger Gabriel, membre du 1er Bataillon parachutiste de Niamey (BAT Para), concernant l’implication de responsables tchadiens dans les événements survenus à Niamey les 28 et 29 août 2026, ont été formellement rejetées par le cercle des hauts gradés tchadiens. Cette réaction fait suite à des affirmations qui ont suscité une vive controverse.
Selon des sources proches du général Amine Idriss Ahmed, chef d’état-major de l’armée de l’air tchadienne, celui-ci n’a jamais eu connaissance du capitaine Roger Gabriel. Cette déclaration conteste directement l’affirmation de l’officier nigérien, qui prétend avoir été informé par le commandant de l’armée de l’air tchadienne au moment des événements. De plus, le capitaine a mentionné un certain « colonel Hassan Adoum », une référence qui a rapidement été associée sur les réseaux sociaux à Hassan Adoum Younousmi, actuel directeur général de l’ARSAT. Toutefois, aucune preuve indépendante ne permet de confirmer que cette personne soit bien celle évoquée par le capitaine Gabriel.
L’entourage de Hassan Adoum Younousmi a vigoureusement contesté cette liaison et les insinuations qui en découlent. Ses proches ont fermement déclaré que ces accusations étaient complètement infondées et elles ont demandé une certaine prudence dans le traitement des informations circulant à ce sujet.
Les allégations du capitaine Roger Gabriel ont été formulées lors d’une intervention sur la chaîne nationale nigérienne RTN, où il a approfondi les circonstances de la mutinerie d’éléments du BSR COS à Niamey. Le capitaine a parlé d’une implication présumée de responsables locaux, d’anciens membres de l’entourage de l’ex-président Mohamed Bazoum, ainsi que de soutiens étrangers, incluant des éléments tchadiens.
Il a déclaré avoir reçu un appel d’un « camarade tchadien », lequel aurait suggéré qu’une intervention depuis le Tchad était imminente, avec potentiellement l’engagement d’autorités et de forces spéciales pour soutenir les éléments ayant pris la base 101. Ces allégations, cependant, manquent encore de fondements vérifiables de manière indépendante.
Dans la foulée de ces affirmations, le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a partagé sur ses réseaux sociaux un verset coranique qui pourrait être perçu comme une réponse indirecte aux accusations, stipulant : « Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité. »
À l’heure actuelle, aucune communication officielle des autorités tchadiennes n’a été diffusée en réponse aux accusations formulées par le capitaine Roger Gabriel. Les démentis établis proviennent principalement de sources proches des personnes accusées, indiquant l’absence d’une déclaration officielle concertée des instances militaires tchadiennes.
La situation demeure tendue et pourrait avoir des répercussions sur les relations entre le Tchad et le Niger dans un contexte déjà complexe. Les réactions et les développements futurs seront scrutés de près par les observateurs régionaux et internationaux.