Vaccin contre le paludisme : déploiement freiné en Afrique par manque de financement

Réduction du déploiement du vaccin antipaludique en Afrique : des vies d’enfants en danger

L’Alliance du vaccin (Gavi) a annoncé qu’en raison des réductions budgétaires de l’aide internationale, notamment celle des États-Unis, elle est contrainte de diminuer considérablement la distribution du vaccin contre le paludisme en Afrique, mettant ainsi en péril des milliers de vies.

Le vaccin antipaludique, principalement les versions RTS,S et R21, est déployé progressivement dans 25 pays africains depuis 2021-2023. Ces vaccins représentent une avancée essentielle pour la protection des quelque 30 millions de nourrissons exposés chaque année dans les zones à haut risque. Gavi ambitionnait de vacciner 50 millions d’enfants supplémentaires d’ici 2030, ce qui aurait permis d’éviter jusqu’à 180 000 décès liés au paludisme.

Cependant, face à un déficit de financement estimé à 1,9 milliard de dollars, l’organisation doit réduire ses objectifs initiaux. Sur un besoin total de 11,9 milliards de dollars pour la période 2026-2030, ce manque à gagner force Gavi à revoir à la baisse ses ambitions en matière de couverture vaccinale.

Les défis financiers actuels ne sont pas sans conséquence pour les gouvernements africains, qui devront prioriser entre différents vaccins. Cela pourrait mener à une perte tragique de vies parmi les enfants, selon l’Alliance du vaccin. Pendant ce temps, il est important de noter que les pays à faible revenu ont réussi à accroître leur contribution aux programmes de vaccination, atteignant 302 millions de dollars pour 2025, et ce, malgré un contexte économique tendu.

Cette situation souligne la nécessité urgente d’une mobilisation accrue pour soutenir la lutte contre le paludisme, une maladie pourtant évitable, marquant un recul préoccupant dans les efforts de santé publique en Afrique. L’annonce de Gavi alerte sur l’importance cruciale des financements internationaux pour prévenir des décès évitables et continuer à faire progresser la santé des populations vulnérables du continent.