Affaire de gemmes renvoyée au 14 octobre au tribunal de N’Djamena

N’Djamena : Une affaire d’escroquerie liée à une pierre précieuse renvoyée au tribunal

Le Tribunal de grande instance de N’Djamena a récemment reporté une audience très attendue concernant une affaire d’escroquerie et d’abus de confiance présumés, se rapportant à une transaction portant sur une pierre précieuse. Initialement examinée le 7 octobre 2026, l’affaire a été renvoyée au 14 octobre de cette même année pour permettre un examen plus approfondi des éléments présentés.

Au cœur de ce litige financier, la somme contestée s’élève à 2 190 000 FCFA. Le différend oppose une partie civile, qui recherche justice après avoir effectué un paiement, et un prévenu dont le rôle dans cette affaire est au centre des débats.

Selon les éléments avancés lors de l’audience, l’affaire aurait débuté lorsqu’un individu a été présenté à la partie civile, prétendant détenir une pierre précieuse qu’il souhaitait vendre. Séduite par cette opportunité, la partie civile a procédé à un test de la marchandise, avant de s’engager dans l’achat. Ne disposant pas de la totalité des fonds à ce moment-là, elle a versé un acompte de 2 000 000 FCFA. Toutefois, la situation s’est envenimée lorsque le vendeur, jugeant le délai accordé pour le versement du solde trop long, a quitté les lieux emportant la pierre avec lui.

Lors de son témoignage, le prévenu a fermement rejeté les accusations qui pesaient contre lui, affirmant avoir simplement agi en tant qu’intermédiaire de bonne foi. Il a précisé qu’il n’avait pas manipulé l’argent, la transaction ayant été effectuée via un service de transfert d’argent électronique, Moov Money. Il a insisté sur le fait qu’il n’avait touché aucun fonds ni perçu de commission pour son rôle dans l’affaire.

De son côté, la partie civile a soutenu que le prévenu était l’architecte de cette escroquerie. Elle a affirmé qu’il avait promis de lui rembourser les fonds, engageant sa maison et son véhicule comme garanties. Cette affirmation a été catégoriquement démentie par le prévenu, qui maintient son innocence.

Face à la complexité de cette affaire et aux contradictions dans les déclarations des deux parties, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire. L’audience du 14 octobre prochain sera dédiée aux réquisitions du ministère public ainsi qu’aux plaidoiries de la défense, marquant ainsi une étape cruciale dans cette affaire où se mêlent enjeux financiers et accusations d’escroquerie.