Affrontements au Tchad : 39 interpellations et un transfert
Affrontements intercommunautaires au Tchad : 39 interpellations et un transfert à N’Djamena
Des affrontements violents survenus récemment dans la région du Hadjer-Lamis, à la frontière avec le Bahr El-Ghazal, ont entraîné des conséquences tragiques. Selon les autorités, ces violences ont fait 25 morts et 22 blessés. Face à cette situation alarmante, un total de 39 personnes ont été arrêtées et transférées à N’Djamena, la capitale du Tchad, pour être jugées.
Une délégation gouvernementale, conduite par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabach, ainsi que le ministre délégué chargé de la Décentralisation, Dr Ahmat Oumar Ahmat, s’est rendue le 31 octobre 2026 dans le département de Ngoura pour évaluer la situation. Cette mission ministérielle s’inscrit dans un effort visant à identifier les causes des affrontements et à garantir la justice pour les victimes.
Les violences intercommunautaires dans cette région sont préoccupantes et reflètent des tensions existantes entre les différentes communautés locales. Les autorités tchadiennes ont exprimé leur engagement à établir les faits entourant ces événements tragiques. En parallèle, des services de sécurité renforcés ont été mis en place pour apaiser les tensions et protéger les habitants.
Le gouvernement a souligné l’importance de favoriser un dialogue constructif entre les différentes communautés afin d’encourager la paix durable. Des mesures préventives, incluant des patrouilles de sécurité, sont également prévues pour contenir d’éventuels débordements et restaurer un climat de confiance.
Les défis sécuritaires auxquels le Tchad est confronté ne sont pas nouveaux. La région du Hadjer-Lamis, en particulier, est régulièrement marquée par des conflits intercommunautaires qui entravent le développement et la cohésion sociale. Les autorités sont appelées à renforcer leur présence et leur dialogue avec les populations pour éviter de nouvelles escalades de violence.
La situation actuelle rappelle l’importance d’une gouvernance inclusive et d’une résolution pacifique des conflits. Alors que les enquêtes se poursuivent, les espoirs d’une reprise du dialogue et d’un retour à la paix persistent dans la population. Le gouvernement de N’Djamena devra donc continuer à travailler de manière proactive afin de garantir la sécurité et la justice pour tous les citoyens.