Arrestation des leaders du GCAP : des opposants dénoncent une menace pour l’État de droit
Des partis de l’opposition tchadienne condamnent la dissolution du GCAP par la Cour Suprême
Dans un communiqué conjoint daté du 25 avril 2026, plusieurs leaders de l’opposition au Tchad ont vivement critiqué la récente décision de la Cour Suprême de dissoudre le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP). Ils dénoncent également les arrestations consécutives, qu’ils jugent arbitraires et manipulatrices, visant à marginaliser l’opposition du paysage politique.
Un acte perçu comme répressif
Les dirigeants de l’opposition soulignent que le GCAP représente un espace de dialogue républicain et pacifique, formé par des partis légalement reconnus. L’organisation se prépare activement pour une marche pacifique prévue le 2 mai prochain. Selon eux, les arrestations de leurs membres suite à cette annonce sont non justifiées et répressives.
Ils soulignent que la détention de responsables politiques sans mandat et sans infraction révélée constitue une violation des droits fondamentaux et une stratégie d’intimidation systématique de la part des autorités.
Contexte législatif et judiciaire
Les signataires du communiqué expriment leur inquiétude face à la manière dont la décision de la Cour Suprême a été annoncée, non par l’institution elle-même, mais via un communiqué du ministère de la Sécurité Publique, ce qu’ils considèrent comme une immixtion de l’exécutif dans le judiciaire.
Ils contestent également la légitimité de prononcer la nullité du GCAP sans débat contradictoire préalable, ni notification aux intéressés, ce qui, à leur avis, viole le droit à un procès équitable et les libertés d’association garanties par la Constitution tchadienne.
Exigences et appels à la communauté internationale
Face à ces événements, les partis de l’opposition demandent la publication complète de l’arrêté judiciaire et un respect scrupuleux des procédures légales. Ils exigent la libération immédiate des leaders arrêtés et l’arrêt des ingérences politiques dans le système judiciaire.
Les dirigeants lancent un appel à la sérénité et à la vigilance auprès de leurs militants, tout en exhortant la communauté internationale, notamment l’Union Africaine et la CEEAC, à prendre acte de ce qu’ils qualifient de dérive autoritaire menaçant l’État de droit et la démocratie au Tchad.
En conclusion, la tension politique au Tchad s’intensifie autour de cette décision controversée, mettant en lumière les défis persistants liés à la gouvernance et aux libertés politiques dans le pays.