Crise au PSF : exclusion de Gam Robert, un congrès décisif prévu
Exclusion du secrétaire général du PSF : la fracture s’accentue
Des tensions internes au Parti Socialiste Sans Frontières (PSF) ont conduit à l’exclusion officielle de Gam Robert, secrétaire général, lors d’une réunion extraordinaire à N’Djamena le 21 mai 2026. Cette décision émane de plusieurs hauts responsables du parti.
La session, initiée par le Bureau Exécutif et les structures de base du PSF, était marquée par la présence notable d’Odering Goulaye Abel, d’Ahmat Gogo et de Badradine Ali, ainsi que des représentantes des organisations féminines et des jeunes. Le communiqué les accuse d’un « abandon prolongé du poste » par Gam Robert, invoquant son exil politique en France.
Le document officiel fait état de multiples infractions aux règles statutaires du parti, de décisions prises unilatéralement sans concertation, et d’actions jugées contraires à l’image et l’éthique du PSF. Une accusation sévère de « haute trahison » est portée contre lui pour avoir délocalisé arbitrairement le siège du parti en France, ajoutant aux tensions déjà vives.
La direction actuelle du PSF conteste aussi une décision récente signée par Gam Robert, qui excluait cinq cadres influents du parti, dont Odering Goulaye Abel et Badradine Ali, pour « haute trahison » et « association de malfaiteurs ». Selon les signataires de la note, cette action unilatérale est considérée comme non engageante pour le parti.
Face à cette crise interne, les leaders du PSF annoncent prochainement la nomination d’un secrétaire général intérimaire, ainsi que la tenue d’un congrès électif pour réorganiser la gouvernance du parti. Ils se réservent également le droit d’entamer des procédures judiciaires si nécessaire.
Ces évènements surviennent dans un contexte déjà tendu où des personnalités dénoncent une gestion « dictatoriale » par Gam Robert depuis l’étranger. Le PSF a récemment critiqué ses accords avec des entités non reconnues et des réaménagements effectués sans consultation.
Le PSF, un parti d’opposition connu pour ses positions démocratiques et socialistes, a traversé des épreuves significatives ces dernières années. La mort de Yaya Dillo Djerou Betchi en février 2024 a laissé un vide important, amplifié par l’enlèvement de Gam Robert en septembre 2024 et sa détention jusqu’en juin 2025. Ces événements ont été marqués par une mobilisation de la part de l’opposition et du soutien international.
Dans ce climat tumultueux, le parti continue de s’opposer aux « dérives » autoritaires du pouvoir en place, se référant à l’héritage laissé par son ancien leader, Yaya Dillo. Le PSF demeure résolu à militer pour la justice et un changement politique significatif.
Cette situation met en lumière les défis internes auxquels sont confrontés les partis d’opposition dans un environnement politique souvent instable, rappelant l’importance d’une cohésion interne solide pour le maintien de l’engagement politique et social.