Discussion sur la traite humaine

Le 8 octobre 2026, une journée d’information consacrée à la lutte contre la traite des personnes s’est tenue à N’Djamena, sous l’égide de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’organisation Compass. Cet événement visait à sensibiliser le Haut conseil des chefferies traditionnelles, les chefs de carré, ainsi que plusieurs citoyens sur les enjeux majeurs liés à ce fléau.

La journée d’information s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre la traite des personnes. Elle avait pour principal objectif de renforcer les connaissances des autorités traditionnelles quant à leurs rôles dans la prévention de la traite, l’identification des victimes et leur référencement vers les structures appropriées. Il était également question de vulgariser le Mécanisme national de référencement (MNR) afin de promouvoir une meilleure coordination entre les divers acteurs engagés dans la protection des victimes.

À cette occasion, les organisateurs ont souhaité alerter la population de Walia-Ngoumna sur les dangers que représente la traite des personnes, ainsi que sur les moyens de signalement existants. Un accent particulier a été mis sur la nécessité d’une collaboration renforcée entre la CNLTP, les autorités traditionnelles et les organisations de la société civile. Des supports et outils de sensibilisation ont été distribués aux acteurs communautaires dans le but de soutenir la poursuite des activités préventives sur le terrain.

Sa Majesté Tamita Djidingar, président du Haut conseil des chefferies traditionnelles du Tchad, a pris la parole lors de cette rencontre pour dénoncer les pratiques liées à la traite des êtres humains. Il a évoqué les entraves que ce phénomène représente pour la cohésion sociale, en soulignant que de telles pratiques rappellent une époque révolue qui doit être combattue avec détermination. Il a décrié l’achat et la vente d’êtres humains, qualifiant ces actes de vestiges d’une autre époque qu’il importe d’éliminer.

Après cette intervention, un débat a été ouvert aux participants, permettant d’aborder diverses questions concernant les origines et les répercussions des abus subis par les enfants, les adultes et les femmes dans le pays. Les discussions ont permis d’apporter des éclairages sur ces problématiques, fournissant des réponses aux préoccupations exprimées par l’audience.

En organisant cet événement, la CNLTP, l’OIM et Compass ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre la traite des personnes, soulignant l’importance d’une approche collaborative et coordonnée pour faire face à ce défi complexe. Les autorités traditionnelles ont été encouragées à jouer un rôle plus actif dans la protection des victimes et à contribuer à un meilleur signalement des cas de traite.

Cette journée d’information s’est avérée être une étape essentielle pour renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes et sensibiliser davantage la communauté aux nouvelles formes de recrutement et d’exploitation des personnes. Les échanges fructueux qui ont eu lieu traduisent une volonté commune de mettre fin à ces abus et de restaurer la dignité humaine au sein de la société tchadienne.

Ndilnodji Stéphane a participé à la couverture de cet événement, témoignant de l’engagement des acteurs locaux et internationaux dans la lutte contre un fléau qui continue à toucher de nombreuses vies à travers le monde.