La lutte contre le paludisme continue au Tchad : défis et espoirs renouvelés

Le 25 avril : Sensibilisation accrue face au paludisme mondial

Chaque 25 avril, la Journée mondiale du paludisme renforce la sensibilisation sur cette maladie parasitaire transmise par les moustiques, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Partout dans le monde, et particulièrement au Tchad, cette date revêt une importance majeure en raison de la persistance du paludisme comme problème de santé, touchant notamment les enfants.

Cette journée de commémoration vise principalement à informer le grand public sur les risques du paludisme, ses symptômes et les méthodes de prévention. L’usage de moustiquaires imprégnées et de répulsifs est vivement encouragé, tandis que les gouvernements et organisations sont exhortés à renforcer leurs investissements pour lutter contre cette maladie. La lutte contre le paludisme est cruciale dans des régions comme l’Afrique subsaharienne, où la maladie reste l’une des plus meurtrières.

Birwé Étienne, responsable du centre de santé Sainte Mère Teresa de Calcutta à Walia, souligne que cette initiative, mise en place en 2007, est destinée à coordonner et amplifier les efforts mondiaux. « Transmise par les moustiques femelles, cette maladie a provoqué plus de 600 000 décès en 2022, dont une majorité étaient des enfants », précise-t-il.

Au Tchad, les efforts commencent à montrer des résultats. Birwé Étienne rapporte une amélioration au centre de santé qu’il dirige. « En 2025, nous avions entre 400 et 500 cas mensuels, mais en 2026, grâce à l’introduction du vaccin R21, on remarque une progression positive. » Cependant, il insiste sur le fait que ce vaccin est préventif et n’offre pas une solution curative entière.

Devant ces défis, Birwé Étienne appelle à une mobilisation collective et insiste sur le rôle des comportements individuels. « Maintenir un environnement sain est crucial. Les enfants doivent impérativement dormir sous des moustiquaires traitées et être vaccinés pour renforcer leur protection dès le foyer », conseille-t-il.

En 2026, le message central de cette journée incite à une prévention proactive, un dépistage précoce et un traitement rapide. Il appelle à des actions concertées pour atteindre une élimination durable du paludisme.

La Journée mondiale du paludisme s’achève en mettant en lumière la nécessité d’une réponse globale coordonnée qui, bien que déjà amorcée, requiert un engagement sans faille de tous les acteurs concernés.