la radio africa n°1 devient pleinement gabonaise : un nouvel élan pour le paysage médiatique

Le Gabon reprend le contrôle de la radio Africa N°1 après un accord historique avec la Libye

Un accord signé le mardi 12 mai 2026 à Libreville a officialisé le transfert de la pleine propriété de la radio Africa N°1 au Gabon, mettant ainsi un terme à des semaines de négociations intenses avec la Libye.

Les pourparlers entre les responsables des deux nations, qui se sont déroulés ces derniers jours, ont abouti à cet accord décisif, permettant une transition sereine et maîtrisée du contrôle de la station. Une délégation libyenne avait été attendue à Libreville au début du mois de mai pour finaliser cette opération sensible.

Africa N°1, fondée en 1981 à l’initiative du président Omar Bongo, visait à établir une voix africaine indépendante capable de rivaliser avec les grands médias internationaux tels que RFI, la BBC ou Voice of America. Au cours des années 1980 et 1990, la station a connu une ascension spectaculaire, devenant la première radio panafricaine francophone. Grâce à ses puissants émetteurs en ondes courtes situés à Moyabi, Africa N°1 a réussi à couvrir une vaste partie du continent africain, tout en touchant également la diaspora.

Connue pour son ton distinctif, ses débats engagés, ses programmes musicaux variés, et ses émissions marquantes, Africa N°1 s’est imposée comme une référence médiatique incontournable, dépassant même RFI dans plusieurs pays africains.

En 2007, sous la présidence de Mouammar Kadhafi, la Libye était devenue le principal actionnaire de la station avec 52 % des parts, tandis que l’État gabonais en détenait 35 %, et le reste appartenant à des investisseurs privés gabonais. Ce partenariat avait profondément marqué l’histoire de la station.

Avec ce nouvel accord, le Gabon reprend en main le destin d’Africa N°1, soulignant ainsi son engagement à redynamiser ce fleuron médiatique africain. Cette initiative symbolise également un pas important vers la réappropriation des actifs stratégiques nationaux.