L’ONU honore le PAM et ses partenaires pour la restauration
Le PAM et ses partenaires honorés par l’ONU pour leurs efforts de restauration au Sahel
Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a reçu une reconnaissance prestigieuse pour sa contribution significative à la restauration des terres dégradées dans la région du Sahel. Le projet, intitulé « Initiative intégrée de résilience au Sahel », a été désigné « Projet phare mondial des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes ». Cette annonce a été faite par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) lors de la COP17, tenue récemment à Oulan-Bator, en Mongolie.
Depuis son lancement en 2018, cette initiative vise à répondre aux enjeux environnementaux et socio-économiques de cinq pays sahéliens, à savoir le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Le projet a permis la réhabilitation de plus de 335 000 hectares de terres autrefois infertiles, tout en soutenant les moyens de subsistance de plus de 4 millions de personnes vivant dans ces zones vulnérables.
Les objectifs de l’initiative s’appuient sur une approche holistique qui combine restauration écologique, accès à la nutrition, soutien aux petits producteurs, et mise en place de cantines scolaires pour les enfants. Selon les données fournies par le PAM, les résultats montrent une amélioration de la couverture végétale sur 75 % des sites suivis par imagerie satellite. Un des résultats notables est la réduction du nombre de ménages nécessitant une aide alimentaire au moment des périodes creuses entre les récoltes, passant de 44 % en 2020-2021 à 33 % en 2024-2025.
Le succès du projet est attribué à la coopération étroite entre les gouvernements nationaux, les communautés locales et le PAM, le tout rendu possible grâce à des partenariats stratégiques. Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), ainsi que le Canada, le Royaume-Uni, le Danemark, et la Suisse, figurent parmi les principaux soutiens financiers de cette initiative ambitieuse.
« Cette reconnaissance revient avant tout aux communautés du Sahel qui restaurent leurs terres avec passion et détermination », a souligné Kinday Samba, directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce projet s’inscrit dans une démarche de long terme, avec l’objectif de restaurer 475 000 hectares d’ici à 2030.
Il est important de rappeler que cette distinction intervient dans un contexte préoccupant. En effet, les estimations prévoient que 7,4 millions de personnes au Sahel pourraient faire face à une insécurité alimentaire sévère entre juin et août 2026. Cette situation souligne davantage l’importance des efforts continus en vue d’améliorer la résilience face aux chocs climatiques et socio-économiques dans cette région du monde.
Le projet représente une lueur d’espoir au cœur des défis complexes auxquels fait face le Sahel. Il démontre comment des initiatives intégrées peuvent contribuer de manière substantielle à la résilience des écosystèmes et des communautés, tout en s’inscrivant dans une perspective de développement durable. Les partenariats robustes et le soutien international sont cruciaux pour approfondir et étendre ces efforts, amenant les populations à envisager un futur plus stable et prospère.