Mémoire vive : les Rwandais du Tchad rappellent l’importance du souvenir du génocide contre les Tutsis.
Commémoration au Tchad du génocide des Tutsis de 1994 au Rwanda
Ce 16 mai 2026, une cérémonie émouvante s’est tenue à N’Djamena pour la 32ᵉ commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda de 1994.
La communauté rwandaise vivant au Tchad, en partenariat avec l’ambassade du Rwanda résidant à Abuja, a organisé cet événement solennel. De nombreux membres de la communauté, des responsables administratifs, ainsi que des représentants diplomatiques se sont rassemblés pour rendre hommage aux victimes et exprimer leur solidarité avec le peuple rwandais.
La cérémonie, empreinte de gravité, a débuté par plusieurs discours officiels et des témoignages émouvants de survivants. Des documentaires retraçant les événements tragiques de 1994 ont été projetés, offrant un cadre poignant pour le recueillement. Le président de la communauté rwandaise au Tchad, Dr Kalinda Viateur, a fait part de son émotion face à l’ampleur du drame, soulignant son importance comme l’une des tragédies les plus sombres de l’histoire moderne.
« En seulement 100 jours, plus d’un million de vies ont été arrachées. Comment un tel crime peut-il atteindre une telle ampleur si rapidement ? », s’est-il interrogé avec émotion, insistant sur la nécessité de préserver la mémoire des victimes pour éviter la répétition de tels crimes.
Dr Kalinda a également salué les efforts de reconstruction du Rwanda, soulignant la résilience remarquable de la nation malgré les blessures encore vives. Il a invité l’assemblée à regarder vers l’avenir avec espoir, célébrant les progrès réalisés par le pays. « Si nous nous souvenons avec douleur, nous regardons aussi avec fierté. Fierté du Rwanda », a-t-il déclaré.
Cette cérémonie a été l’occasion pour la communauté rwandaise de rappeler son engagement envers les valeurs de paix, d’unité et de réconciliation. Les participants ont observé une minute de silence en mémoire des victimes, concluant l’événement par un dépôt symbolique de gerbes et l’allumage de bougies en hommage.
La commémoration a non seulement permis de rappeler le devoir de mémoire mais aussi de sensibiliser les générations présentes et futures aux conséquences dévastatrices de la haine ethnique.