Records historiques des gaz à effet de serre, alerte l’OMM
Les gaz à effet de serre atteignent de nouveaux records, alerte l’OMM
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) met en garde contre une hausse alarmante des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, atteignant des niveaux sans précédent en 2025. Cette montée est en grande partie attribuée à l’utilisation continue et croissante de combustibles fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon, qui promet de maintenir le réchauffement climatique à des niveaux préoccupants.
Les gaz concernés, notamment le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane et le protoxyde d’azote, sont identifiés comme les principaux responsables de l’effet de serre d’origine humaine. Ils piégent la chaleur dans l’atmosphère, contribuant ainsi à l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes.
Ko Barrett, secrétaire générale adjointe de l’OMM, souligne l’importance de chaque hausse des concentrations de ces gaz dans l’atmosphère. « Même une augmentation limitée signifie davantage de chaleur retenue, » a-t-elle affirmé. Elle a alerté sur le fait que cette chaleur accumulée dans l’atmosphère et les océans est susceptible de rendre les canicules, les cyclones et les fortes pluies plus intenses que ce que les modèles climatiques du passé avaient prévu.
Entre 2023 et 2024, on note une augmentation exceptionnelle de la concentration de CO₂, qui s’est élevée de 3,5 parties par million (ppm). Cet accroissement a été largement stimulé par un épisode El Niño intense, qui a provoqué des sécheresses, fragilisé la végétation et multiplié les incendies, réduisant ainsi la capacité des écosystèmes à absorber le carbone.
L’année suivante, entre 2024 et 2025, la progression a été légèrement réduite à 2,8 ppm, néanmoins cela demeure supérieur à la moyenne enregistrée sur la dernière décennie. Oksana Tarasova, scientifique renommée à l’OMM, explique que cette persistance de l’augmentation provient des émissions de carbone liées aux énergies fossiles. Elle prévient également d’une probabilité de nouvelle hausse des concentrations en 2026, anticipant l’impact d’un nouvel épisode El Niño sur les puits de carbone terrestres.
Le rapport de l’OMM précise qu’il ne s’intéresse pas spécifiquement aux émissions annuelles, mais mesure la quantité de gaz à effet de serre qui s’accumulent dans l’atmosphère. Environ la moitié des émissions annuelles de CO₂ s’y maintiennent, tandis que le reste est en partie capté par les océans et les terres naturelles.
Cette publication critique intervient juste avant la 31e Conférence des parties (COP31) qui se tiendra à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre. L’objectif est de fournir aux décideurs internationaux des données scientifiques robustes pour transformer les engagements climatiques des pays en actions concrètes et effectives.
L’alerte de l’OMM vise à rappeler aux gouvernements la nécessité d’intensifier leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de minimiser l’impact du changement climatique, en particulier ses répercussions sur les populations les plus vulnérables. De telles augmentations de concentration de gaz risquent fort d’aggraver les défis climatiques mondiaux, en soulignant l’urgence pour les nations de réviser et renforcer leurs politiques environnementales.