Vacciner pour protéger : un enjeu vital
Semaine africaine de la vaccination : une opportunité de souligner l’importance de l’immunisation infantile
Dans le cadre de la Semaine africaine de la vaccination, le Dr Mahamat Brahim Dahab, médecin engagé dans la promotion de la santé publique au Tchad, a mis en exergue les avantages incontestables de la vaccination ainsi que les dangers encourus par les enfants qui en sont privés. Lors d’une interview accordée à Tchadinfos, il a souligné que la vaccination demeure l’une des interventions en santé publique les plus efficaces et les moins coûteuses disponibles aujourd’hui.
« Vacciner son enfant, c’est lui offrir une protection à vie et protéger toute la communauté », a-t-il déclaré, soulignant l’importance cruciale de la vaccination non seulement pour les individus mais aussi pour l’ensemble de la société. La vaccination permet de prévenir des maladies graves et potentiellement mortelles telles que la rougeole, la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la tuberculose. Ces interventions réduisent significativement les complications, les handicaps permanents et les décès associés à ces maladies.
Le Dr Dahab a rappelé que les nourrissons, particulièrement vulnérables car n’ayant pas encore achevé leur calendrier vaccinal complet, bénéficient d’une protection indirecte grâce à l’immunité collective. En effet, lorsque la couverture vaccinale au sein d’une communauté est élevée, la transmission des agents pathogènes est limitée, réduisant ainsi le risque d’épidémies. « Plus la couverture vaccinale est élevée, moins les agents pathogènes ont la possibilité de circuler », a-t-il précisé.
En ce qui concerne les risques associés à la non-vaccination, le médecin a été clair : un enfant non ou insuffisamment vacciné est exposé à un risque accru de contracter et de transmettre les maladies évitables par la vaccination. Un tel enfant pourrait développer des infections sévères, faire face à des complications respiratoires ou neurologiques, souffrir de handicaps permanents, ou même succomber à ces maladies. Les coûts hospitaliers pour traiter des infections graves peuvent également être un fardeau pour les familles concernées.
L’Organisation mondiale de la Santé a déjà signalé la circulation de poliovirus dérivés de souches vaccinales au Tchad en 2025, associée à des cas de paralysie flasque aiguë, mettant en lumière l’importance cruciale de poursuivre les efforts de vaccination de manière rigoureuse.
Le Dr Dahab a lancé un appel pressant aux parents et aux leaders communautaires au Tchad, leur rappelant que la vaccination est gratuite dans tous les centres de santé du pays. Il les a exhortés à respecter le calendrier vaccinal de leurs enfants de la naissance jusqu’à 15 mois et au-delà, et à consulter un agent de santé dès qu’une dose de vaccin est manquée. En adoptant ces pratiques, il soutient que les familles peuvent non seulement protéger leurs enfants mais aussi apporter une contribution significative à la protection de la communauté dans son ensemble, en réduisant la propagation des agents pathogènes.
En conclusion, la Semaine africaine de la vaccination offre une opportunité précieuse de réaffirmer l’importance de la vaccination pour protéger les générations actuelles et futures contre des maladies évitables. Les propos du Dr Dahab résonnent comme un appel à l’action pour tous ceux impliqués dans la promotion de la santé publique et la protection des plus jeunes à travers le continent africain.